Les jeunes et l'alcool

Les jeunes et l'alcool
Article dépose le 17 juillet

Introduction

Un sondage publié par Opinion Way pour l'association des parents d'élèves de l'enseignement libre, l'APEL, révèle que la consommation d'alcool chez Les jeunes est pour 83% des parents "une source d'inquiétude".

20 % des parents interrogés sont préoccupés par le fait qu'une soirée entre amis ne s'envisage qu'avec de l'alcool et 40 % d'entre eux trouvent que la consommation d'alcool des jeunes est excessive.

La médiatisation du "binge drinking" appelé aussi "biture express" "boire un maximum d'alcool en un minimum de temps" n'est pas sans lien avec ces préoccupations bien que ce phénomène soit minoritaire.

Le point de vue des spécialistes



Les services d'addictologie comme celui de P.Batel reçoivent des adolescents  et leurs parents en consultation plus souvent pour usage de stupéfiant que pour consommation d'alcool . L'alcoolisation des jeunes passent souvent inaperçue. Elle porte moins de stigmates négatifs dans la représentation collective que la consommation de cannabis. En effet, les parents associent la prise d'alcool de leur enfant à un moment festif et occasionnel et non pas à un comportement pouvant amener à une addiction . Pourtant, selon P.Batel, "quand on demande aux experts de classer les substances psycho-actives par ordre de dangerosité, ils mettent l'alcool dans le peloton de tête", contrairement aux parents.

Quant aux adolescents, lorsqu'ils évoquent leur prise d'alcool, ils en parlent en utilisant le même champ lexical que les usagers de drogue. Ils se "réfèrent directement à leur sensation et à l'usage qu'ils font de la boisson".

Les prises de risque liées à l'alcool

  


  • la conduite d'un véhicule sous l'emprise de l'alcool est le risque qui vient généralement à l'esprit. Et pourtant, il n'est pas le seul.

  • les actes de violence

  • il faut aussi souligner que 40%des jeunes vont avoir leur premier rapport sexuel sous l'emprise de l'alcool et les rapports y sont souvent non consentis et non protégés.

 

Pour conclure



Si votre adolescent rentre de ses soirées alcoolisés régulièrement, il serait judicieux de l'orienter dans des espaces d'écoute et de parole, où il pourra mettre des mots sur cette ivresse pour quelle fasse sens, sans la dramatiser ni la banaliser.
Classé dans : Conseil conjugal et familial - Thérapie de couple

À propos de l'auteur

Caroline Van Assche

Formée à la thérapie de Couple et de Famille à l'Institut Michel Montaigne à Bordeaux,

Formée à l'ICV (Intégration du Cycle de Vie) à l'Institut Double Hélice,


Diplômée en Psychologie Clinique et Pathologique à l'Université Bordeaux 2 Victor Segalen,


Formée au Conseil Conjugal et Familial au Planning Familial de la Région Ile de France,

Formée au Travail Psychanalytique avec les couples et les familles au Collège de Psychanalyse Groupale et Familiale de Bordeaux,
Formée à la Sexologie Clinique et Santé Publique à l'Université Paris 7 René Diderot,
Formée à la Sexologie Sexofonctionnelle à l'Université Paris 6 Pierre et Marie Curie,
Membre de L'Association Nationale des Conseillers Conjugaux et Familiaux,
Membre de L'Association Francophone de Sexologie Sexofonctionnelle.